Au Canada, l'agriculture a évolué de façon nettement différente
dans chaque région. Ceci s'explique d'abord par les différences de climats
et de géographie, mais aussi par le fait que chaque région a été
colonisée à un moment différent du développement économique et politique
du pays et sous l'influence de forces nationales et internationales
fort diverses. Le gouvernement a toujours constitué le principal facteur
d'unification depuis l'époque coloniale. En effet, l'agriculture a été
essentiellement dirigée par l'État et subordonnée à d'autres intérêts.
Plus de 1000 ans avant notre ère, les autochtones des régions
inférieures des Grands Lacs et du Saint-Laurent apprennent
l'horticulture des peuples indigènes du Sud ou de l'Ouest du continent.
Les Iroquoiens pratiquent la culture sur brûlis, mais aucun groupe ne
dépend uniquement de l'agriculture pour subsister.
Ils cultivent deux
espèces de maïs (blé d'Inde), des courges et des haricots (voir Haricot vert),
sélectionnent les semences et appliquent les principes élémentaires du
forçage, mais ne connaissent pas l'importance de l'engrais. Bien avant
l'arrivée des marchands français, les autochtones troquent leur maïs
contre les peaux et la viande que leur procurent les groupes chasseurs
des régions boisées. Après l'avènement de la traite des fourrures,
des intermédiaires algonquiens fournissent les Français en pelleteries
de choix qu'ils troquent contre leur maïs avec des bandes vivant plus au
nord. L'apport de l'agriculture autochtone dans l'approvisionnement du
commerce des fourrures demeure important jusqu'à la fin du XVIIIe si cliquez ici pour acceder au lien
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